La Vie Trampoline

04 décembre 2014

Mon fils, mon chat et moi

En musique: Agnès Obel - Chord Left 

 

Cette nuit, mon fils a beaucoup bougé dans mon ventre. Façon serpent de mer. Puisqu'il ne peut plus se retourner. Et qu'il a décidé de rester fesses en bas, pour le meilleur et pour le pire. Je sais où est sa tête, côté coeur, et ses pieds, côté estomac.

Et mon fils suce ses orteils de pied. Chacun son kiff. 

Je ne sais pas si Louloutte, mon chat, a compris qu'il fallait faire quelque chose pour calmer toute cette agitation, mais elle s'est allongée contre mon flanc gauche. De tout son long. Et s'est mise à ronronner. Fort. Très fort. 

J'ai alors senti mon petit bonhomme se décaler doucement, poser sa tête contre le corps de mon chat. 

Et se calmer. 

 

Voilà. 

Tu en penses ce que tu veux. 

Mais j'ai été émue aux larmes. 

 

Va falloir voir à réduire ma production lacrymale. 

Parce que ça fait quelques mois que je suis en surchauffe de ce point de vue là.

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18 novembre 2014

Avant, quand on me parlait de nidification, je rigolais. Maintenant, un peu moins.

En musique: Cats on Tree - Flowers

 

La semaine dernière, j'ai déménagé; quittant la banlieue parisienne pour la campagne. La vraie. Celle où tu n'as pas de vis-à-vis (où tu peux donc déambuler à poil dans ton salon les fenêtres grandes ouvertes sans risquer la moindre sommation pour exhibitionnisme), celle où tu vois de l'herbe partout, du silence partout aussi (et en l'occurrence, de la pluie tout le temps, mais il paraît que c'est partout pareil donc je ne vais pas prendre ça pour un signe). Et où croiser une voiture deviendrait presque une attraction en soi. 

Bref. Grand changement. 

La maison est pleine de mes cartons (imagine quatre cartons par année de vie, multipliés par mon âge, grosso modo 35, et le compte est bon), il va falloir leur trouver une place au milieu des affaires de Monsieur A. Même si plus ça va, plus je me dis que mes 5 grands cartons de chaussures font un peu tâche dans cet environnement boueux, et qu'au fond il faudrait peut-être que j'investisse dans une paire de bottes en caoutchouc. 

(Mais je précise, personne ne m'a forcée à venir, et en plus ça me rend heureuse... si, si). 

Il faut également repeindre la chambre de notre Zouzou. 

Car évidemment rien n'est prêt. 

Trois mois que je tanne Monsieur A de s'en occuper. 

Trois mois qu'il ne se passe rien (enfin si, je suis mauvaise langue, il a acheté un pinceau, mais qui n'allait pas, vu que dans son monde un pinceau est un pinceau, tandis que dans la vraie vie, il y a des pinceaux plats, des ronds, des pour la glycéro, d'autres pour l'acrylique, des rouleaux, bref, il avait une chance sur mille de prendre le bon. Raté). 

Trois mois qu'il me dit "t'inquiète, on va y arriver". Par expérience, je sais que le "on va y arriver" signifie en langage humain "tu feras ça très bien". 

Donc je m'y colle. Comme une artiste que je ne suis pas, enceinte jusqu'au cou, crevée comme un pneu, mais archi-volontaire, expliquant à mon bébé que sa mère n'est pas parfaite et que ses murs seront certainement mal peints mais qu'au moins j'y aurai mis tout mon coeur. 

Et l'homme qui me regarde faire, un sourire en coin et qui me dit: 

"Tu vois, tu nidifies". 

Passons la preuve flagrante de mauvaise foi. 

Nidifier: construire un nid. 

Nid: premier abri de la progéniture.

Oui, c'est ça, je nidifie. 

Comme un pigeon. Mais à la campagne.

 

 

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06 novembre 2014

Un an et demi plus tard, le coeur de mon fils

En musique: The Do - Trustful hands 

 

Le dernier message de ce blog remonte au 10 mai 2013, et je ne peux pas croire que le temps ait passé aussi vite. 

Tant de choses ont traversé ma vie, et je dois bien le reconnaître, essentiellement des bonheurs, petits et grands. J'ai été gâtée, et je ne sais pas qui remercier.

Les derniers mois ont été comblés de belles rencontres, de personnes que je croisais depuis longtemps et que j'ai fini par aborder, en m'autorisant à leur ouvrir la porte.

Des retrouvailles aussi. Avec un homme que j'ai profondément aimé et qui m'a fait terriblement souffrir, mais à qui j'ai laissé la possibilité de mettre à nouveau un pied dans mon univers. En acceptant de lâcher prise sur le passé, et de lui laisser une place. Très différente et sous haute protection, mais une place malgré tout, en acceptant qu'il la quitte quand bon lui semblera. Comme une cerise, sur le gâteau de ma nouvelle sérénité.

Et cette histoire avec Monsieur A qui évolue et n'en finit pas de me surprendre. 

Jusqu'à ce jour de juin 2014 où, sans Monsieur A, aux urgences, une sage femme tout sourire m'explique que mon enfant va bien. Mon enfant, à ce moment-là, ressemble sur un écran en noir et blanc à une patate germée. Avec un coeur qui bat très vite. Et moi, confuse, qui n'arrive pas bien à savoir si je rêve ou si tout cela est bien réel, et qui me demande s'il est normal de ne rien ressentir. Comme si la nature pouvant encore s'octroyer le droit de me retirer cette vie, il valait mieux ne pas s'y attacher trop vite. 

Les semaines se sont écoulées, et les échographies ont suivi. Troublantes, amusantes, avec un bébé farceur et déjà drôle, mais ce sentiment permanent de ne pas me sentir mère. Et pas vraiment normale. Avec cette peur toujours obsédante qu'il est peut-être encore trop tôt pour aimer cet enfant.

Il y a trois semaines, le médecin me demande me rendre aux urgences pour un monitoring de contrôle car il trouve que les contractions sont fortes et fréquentes. 

La sage femme est une enflure, elle me traite avec mépris, me fait mal et finit par me lâcher: "Vos douleurs on s'en fout, j'essaie juste de faire mon travail". Mes larmes et ma douleur de me dire que cet enfant, tout le monde s'en fout. Monsieur A n'est pas là, il est en déplacement. 

Puis vient le monitoring. La sage femme attache la sangle et branche l'appareil. Puis elle me laisse. 

Trente minutes avec les battements du coeur de mon fils. 

Trente minutes à pleurer, à prier pour que ce coeur plus jamais ne s'arrête.

Trente minutes à accepter que je deviendrai mère au fil de l'eau, et que ce sera une nouvelle branche de mon arbre qui devra apprendre à grandir.

Trente minutes à apprivoiser cette émotion si violente et inattendue d'un amour déjà inconditionnel.

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10 mai 2013

Elle a posé des galets pour que je ne perde pas ma route

En musique: P. Nutini - Candy 

 

L'autre jour, j'ai consulté une coach. Pour m'aider à avancer dans mon projet professionnel, parce qu'il faut dire la vérité: je bloque. Cette femme a également des activités de psychanalyste. Au début, je trouvais le mélange curieux. Et puis finalement, après la séance que j'ai passée, je comprends mieux. 

En une heure et demie, on en dit des choses. J'ai déballé ma valise. Et Dieu sait qu'elle était pleine. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a neuf ans, lorsque je la vidais pour la première fois sur un divan, cela n'était qu'un tas de linge sale et en boule sans accord de couleurs. Cette fois, j'ai eu le sentiment que ma valise pleine était un peu plus harmonieuse et organisée malgré l'impression qu'un gros caillou continuait de peser lourd dans ce bagage. 

En fin de séance, cette femme qui ne me connaît ni d'Eve ni d'Adam, me dit très calmement: "Rien d'étonnant à ce que vous fassiez un blocage, vous êtes cernée par la mort et le deuil. Cette transition professionnelle vous pose une question simple: qui va mourir cette fois?". Je suis sidérée parce qu'elle me frappe en plein coeur et ce que j'avais deviné me saute à la gueule comme une bombe. 

Elle finit par me proposer de faire mon génogramme, autrement dit mon arbre généalogique sur 3 ou 4 générations, en analysant les métiers des uns et des autres, et la manière dont ils sont morts. Une boîte de Pandore familiale qui, je le sais, me réserve à tous les coups de sacrées révélations. Dans la famille, nous sommes les rois du secret, des morts bizarres, des maladies longues et douloureuses, et des rapports humains compliqués. 

Impossible de faire ce travail sans en parler à ma mère. Et la voilà qui se prend au jeu au-delà de mes espérances, remue ciel, terre et poussière pour y trouver des réponses. Comme si ma démarche devenait sa quête à elle. 

Jusqu'à ce matin où elle m'appelle un peu tremblante. Elle est en Bretagne, chez ma grand-mère, et vient de faire un tri historique dans les papiers qui trainent. 

Elle me dit qu'elle a trouvé un petit mot plié en huit dans un vieux carnet. 

Un petit mot écrit par ma grand-mère pour moi. Planqué, destiné à illuminer un jour de fouille. Un petit mot simple où elle me dit qu'elle m'aime. 

Ma grand-mère m'accompagne chaque jour, mais cette trouvaille m'a émue aux larmes. J'y ai vu un signe d'ailleurs. Un galet sur ma route. 

Et j'avance. 

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07 mars 2013

La petite fille qui rêve

En musique: V. Samson - Chanson sur une drôle vie 

 

L'autre jour, une ancienne amie d'enfance a partagé une photo sur Facebook. 
Le genre de photo boomerang qui te montre un passé qui dormait quelque part et qui vient se réveiller brutalement à toi. 

Sur cette photo, nous avions peut-être trois ou quatre ans. Et il y avait ma grand-mère. 

Ma grand-mère à l'époque du souvenir que j'en garde. Ma grand-mère telle que je me force à l'avoir en mémoire afin de chasser à jamais la dernière image que j'ai d'elle, sur ce lit d'hôpital. 

Il n'y a pas de hasard, j'en suis convaincue depuis toujours. Les choses arrivent forcément parce qu'elles le doivent, et même si nous pensons que le moment n'est pas le bon, il finit par prendre une place inévitable dans l'ordre de notre vie. Et il ne pouvait en être autrement. 

Sur cette photo, la petite fille que j'étais alors sourit à l'objectif et je vois dans cette petite fille tout ce qui m'a quittée si tôt. Un air d'enfance et d'innocence, comme si le moment doux que je vivais alors allait se poursuivre toujours, comme si cet instant avec ma copine et ma grand-mère ne serait jamais traversé par la moindre ombre au tableau. Grosse erreur. 

En regardant ce cliché, j'ai su que mon enfance était partie en lambeaux. Comme quand la peau pèle et qu'on peut en enlever des grands bouts. Par plusieurs morceaux avant de laisser place à autre chose. J'ai su dater les grands moments de mue violente et contrainte qui m'ont fait vieillir si vite. 

Un jour ma psy m'a dit que mon âme avait cent ans. 

Ce soir, je me sens vieille. Et j'aimerais être dans mon cocon breton pour repenser à tout ça. A ces moments de rupture qui m'ont faite. Plus forte ou plus fragile, je ne sais pas. Fière parfois, et d'autres soirs si courbatue. 

 

 

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12 février 2013

Bang bang, jour de pluie

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08 février 2013

Si tu es près de moi alors fais moi signe

En musique: Liz Cherhal - Il est arrivé quelque chose 

 

J'ai passé la nuit du 8 au 9 février 2012 à l'Hôpital Saint Antoine à Paris. Assise sur un siège dur comme le bois, face à deux portes battantes sur lequel il était écrit: "Urgences Vitales". 

Et derrière cette porte, des gens sont morts, d'autres ont survécu. 

Je me souviens encore de ce moment où un médecin est sorti en trombe, laissant le bip continu de la mort si reconnaissable parmi cent traverser les murs et arriver jusqu'à moi. Mon coeur a fait un bond si près de mes lèvres que j'ai cru que l'on pouvait en crever. En crever quel que soit le côté de la porte où l'on se trouve. A se demander de quel côté l'urgence est vitale et pour qui.

J'étais avec ma mère, déboussolée comme un oiseau pris dans une tempête. Elle hagarde et moi si impuissante. 
Avec ma grand-mère de l'autre côté, et déjà un peu partie. Entourée de gens coincés quelque part entre la vie et l'ailleurs, attendant que le destin tranche. 

Sans sommeil depuis 24 heures je me suis un instant demandé où passait les âmes de ces peines perdues, et si en plissant les yeux on pouvait les voir s'en aller. Lorsque l'on nous a permis d'entrer dans cette zone d'errance faite de métronomes et de souffles en suspens, j'ai vu ma grand-mère qui n'était déjà plus celle qui m'avait accompagnée pendant trente ans, qui n'était déjà plus avec nous. Déjà un peu trop ailleurs. J'ai su que pour elle, le destin avait déjà décidé, mais je pensais qu'il serait suffisamment doux pour la faire partir avec sérénité et dignité. Naïve.  

Il y a un an, dans cette nuit du 8 au 9 février, je me suis dit que le destin ne pouvait pas être cruel au point de sceller à jamais le départ de ma grand-mère à l'anniversaire de Monsieur A. qui a lieu le 9. 

Ma grand-mère a été forte. Elle a tenu bon jusqu'au 12. Jusqu'à ce jour gravé dans ma mémoire où j'ai su que le chemin l'avait emmenée quelques pas trop loin. Lorsqu'au fond de moi, l'amour que j'avais pour elle en est arrivé à souhaiter que cela s'arrête; parce que la douleur de la voir dans cet état de souffrance et de frayeur était insupportable au point que j'ai préféré supplier ma grand-mère de lâcher prise. Quitte à porter dans mon coeur une culpabilité immense.  

Je saigne encore lorsque le monde est passé à autre chose.
Bien sûr que tout cela est inéluctable et qu'il faut se résigner à vivre, à laisser la peine derrière soi, à avancer en gardant nos absents dans un coin de soi qui n'a pas mal, à positiver parce que c'est à la mode. 

Bien sûr. 
Mais quand même. 

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07 janvier 2013

De nos regards qui ne se quittent jamais

En musique: Girl on Fire - A. Keys

Ce soir, j'ai épuisé un site web. 

Traverserledeuil.com 

Je sais, rien que le nom ne présage rien de gai. D'ailleurs ça ne l'est pas. Et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en écoutant les vidéos sur la culpabilité et la colère. J'ai pleuré à m'en faire mal aux côtes. 

Cela fait des mois, pour ne pas dire des années, que je cherche à mettre des mots sur ce que je traverse. Sur ce sentiment plus fort que moi de vouloir à tout prix fuire la réalité, de ne pas arriver à faire face à l'absence de mon père et de ma grand-mère. Des mois, des années, à ne pas me sentir normale face au temps que tout cela prend. Face au temps des autres qui a l'air d'aller plus vite.

Alors comment te dire? Comment te dire à quel point je me suis sentie pelée comme une orange, lorsque la femme qui présente (et qui pourrait servir de voix off aux reportages de minuit sur la reproduction des libellules) a dit:

"C'est comme si vous sentiez qu'un tsunami de douleur se profilait à l'horizon et que vous espériez pouvoir courir suffisamment vite pour ne pas être submergé"

C'est ça. 
C'est exactement ça. 

Je mesure à quel point je suis loin. Ou peu avancée. 

Mais savoir que l'on est déjà quelque part est un pas énorme. 

Alors peu importe si je parle aux deux oiseaux postés sur l'arbre face à ma fenêtre tous les matins... 
Peu importe si je sens parfois leur présence à mes côtés, tous les deux toujours ensemble, et peu importe que cette image de mes deux absents réunis et réconciliés soit aussi improbable que l'existence de Dieu... 
Peu importe si je suis allée sur le forum, à la page où quelqu'un explique que nos absents nous envoient des signes de leur présence à condition d'être à l'écoute... Et peu importe si ce quelqu'un avait le surnom que je donnais à ma grand-mère. 

Peu importe si je crois parfois devenir folle. 

Mes absents ne sont jamais partis. 

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01 janvier 2013

Mais "bonne" année, ça veut dire quoi?

En musique: B. Biolay - Personne dans mon lit

 

L'année 2012 est derrière nous, et je fais partie de ceux qui n'en sont pas mécontents. Je tourne 2012, mais pas forcément ce qui était dedans, c'est comme ça; mais les années paires ne m'ont jamais vraiment porté chance. 

Le ballet des voeux commence, et cette année, je ne l'ai souhaitée qu'à deux personnes, dont je sais le coeur un peu noué par les fêtes et à qui je tenais à apporter ma flamme sincère. Pour les autres... Non pas qu'ils ne comptent pas; mais chaque année je suis celle qui prend les devants, et à qui l'on répond (ou pas) par politesse (ou pas). Alors cette fois, je me suis dit que ceux qui voudraient le feraient, spontanément et avec le coeur. Pour les autres... Ils seront sur Facebook, et puis c'est tout. 

Du coeur; de la générosité et beaucoup de simplicité. Voilà mon programme pour cette nouvelle année. 

Le reste me parait si dérisoire. Parfois angoissant. Mais je vis avec mes fantômes et mes ombres depuis si longtemps que je suis sur la voie de leur adoption. 

Les inquiétudes qui me rongent resteront avec moi; et moi seule. Elles passeront voir ma psy; et rentreront à la maison. Comme d'habitude.

Je souhaite beaucoup de bonheur à qui en veut, et à qui en est capable. 

Pour le reste... 

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18 décembre 2012

Sortir du monde

En musique: Da Silva & Brisa Roché - Exception singulière

Dans cinq jours, je sors du monde. Je pars, dans mon exil breton. Là où le silence et le calme sont rois. Là où vit mon enfance pleine de rires et de soleil, de moments préservés, là où dorment mes souvenirs heureux.

Je pars clôturer cette année lente et pénible, avec un peu de tranquillité. Hors de l'agitation de Noël. Hors des paillettes, des sourires forcés et d'une fausse bonne humeur que je ne supporte pas.

Hors du monde, hors des autres.

Une retraite en quelque sorte. Face à la mer, nous serons deux solitaires avant le recommencement.

Une nouvelle année qu'il faudra pleine de projets pour ne pas sombrer. Garder cette tête hors de l'eau, aussi amicale soit-elle.

En attendant que ces cinq jours passent, je cherche mon air, avant de l'aspirer sans retenue.

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